La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Martinique, tout comme l’ensemble des Institutions Publiques, est touchée de plein fouet par la crise économico-financière et par les réformes afférentes et inhérentes.
Les mesures gouvernementales telles que la Révision Générale des Politiques Publiques touchent notre Etablissement au travers différentes vagues de rationalisation et par la diminution des financements publics.
La formation continue des artisanes et des artisans n’en est pas exclue et la mise en place, depuis un an, du Conseil de la Formation en est la preuve.
Le corollaire inéluctable, est un service aux entreprises revu et surtout de nouvelles orientations de choix au sein du secteur artisanal. La Formation est une priorité parmi les priorités et nous devons former nos chefs d’entreprises à l’après crise.
La crise qui se caractérise par une dérégulation des systèmes productifs et une remise en cause des modèles jusqu’alors considérés comme exemplaires, est un moment de remise en cause et d’amélioration des connaissances professionnelles.
La crise économique s’identifie par une dégradation brutale de la situation économique et parfois l’absence de perspectives viables.
Elle amène automatiquement une période de ralentissement économique ou, plus grave, à une récession économique.
Cette situation a des répercussions sur le niveau des salaires, provoque des faillites et accroît les tensions sociales. L’ensemble des acteurs économiques est touché et supporte cette rupture du système productif jusqu’alors en cours.
La formation peut être un palliatif à cette transition et l’un des moyens d’une révision des méthodologies utilisées.
A la Martinique et plus singulièrement dans le monde de l’Artisanat, la crise financière a entrainé une crise économique qui elle-même prend l’allure d’une crise sociétale.
Outre l’absence de trésorerie, les acteurs économiques sont de plus en plus frileux et regardent l’avenir avec prudence et pessimisme.
Dans le même sens, les entreprises voient leurs chiffres d’affaires affecté par l’absence de commandes, qu’elles soient publiques ou privées et de ce fait, diffèrent certains investissements.
Cette chute d’activité vient alimenter la morosité ambiante et renforce le sentiment d’incertitude que nous connaissons.
Le « drapeau » de l’Artisanat Martiniquais est, de ce fait, en berne. Pourquoi ne pas profiter de cette baisse d’activité pour réactualiser nos connaissances et acquérir de nouvelles compétences.
Notre métier d’entrepreneur, de plus en plus complexe et surtout de plus en plus juridiquement cadré, doit augmenter son champ d’expertise et s’ouvrir vers les disciplines transversales.
La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Martinique nous offre au travers du Catalogue de la Formation 2009 et du Conseil de la Formation la possibilité d’être plus performants et plus aguerris.
Saisissons cette opportunité et formons-nous afin que nous puissions continuer à brandir l’étendard d’un Artisanat puissant et formé.
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